
La première barricade
Enjolras:
Dans cette rue, sur ces pierres
Montons notre barricade
Sur les flancs du café
Qui vit nos algarades
Le coeur à l’ouvrage
Et chaque homme à sa place
Attendez
J’ai besoin d’un rapport
Sur les forces d’en face
Javert:
Confiez-moi cette mission je les connais
J’étais soldat dans leurs rangs
Bon soldat, en mon temps
Jean Prouvaire:
La rue prend le pouvoir
Grantaire:
Copains, je bois
Tant qu’y a du vin
Ya d’l’espoir!
Laigle:
Ils feront leur devoir!
Marius:
Hé! Là! Petit, que fais-tu là?
Non! Éponine, à quoi tu joues?
Éponine:
Soyez pas fâché contre moi!
Je voulais être plus près de vous
Marius:
Va-t’en Éponine, je suis sérieux
Avant que la meute se déchaîne
Éponine:
Si vous êtes si inquiet pour moi
C’est que je compte un peu quand même
Marius:
Si j’peux toujours compter sur toi
Si tu veux bien m’aider encore
Cours porter cette lettre à Cosette
Et prie pour qu’elle soit encore là
Éponine:
Tu ne vois rien!
Tu n’entends pas!
Mon histoire
Éponine:
Je suis toute seule encore une fois
Sans un ami, sans rien à faire
J’suis pas pressée de retrouver
Ma solitude et ma misère
J’attends que vienne le soir
Pour l’évoquer dans ma mémoire
Je marche seule et chaque nuit
Les rues de la ville m’appartiennent
Toutes mes pensées s’envolent vers lui
Et je mets ma vie dans la sienne
Paris dort; dans le noir
Je peux m’inventer mon histoire
Mon histoire
C’est un rêve qui commence
Dans les pages d’un conte de mon enfance
Les yeux fermés
Mon prince enfin m’enlace
Et je prie pour que jamais
Son étreinte ne se défasse
Avec lui
Je ne suis plus la même
J’aime la pluie
Et quand on se promène
Nos deux ombres
Comme deux géants qui s’aiment
S’allongent à nos pieds
Et vont se mirer dans la Seine
Je sais bien que j’ai tout inventé
Je sais bien qu’il n’est jamais à mes côtés
Et pourtant, je continue à croire
Qu’avec lui, j’écris mon histoire
Oui, je l’aime
Mais, comme les nuits sont courtes!
Au matin, il a repris sa route
Et le monde, redevenu le même
A perdu ses couleurs
Et l’arc-en-ciel son diadème
Oui, je l’aime
Mais je suis seule au monde
Toute ma vie
J’ai attendu une ombre
Mon histoire est une coquille vide
Un rêve plein de douceur
Dont je n’ai jamais eu ma part
Et l’aime, oui je l’aime
Oui je l’aime toute seule dans mon histoire
Sur la barricade
Étudiants:
Jurons de tenir jusqu’au
Bout cette barricade
Marius:
Leurs légions d’mercenaires trouveront
À qui parler
Enjolras:
Ils n’ont que des ordres
Nous avons la foi
Grantaire:
Donnons-leur une leçon
Qu’ils n’oublieront pas
Combeferre:
C’est l’heure de vérité!
Courfeyrac:
Et s’il faut mourir pour défendre la cause
Au plus fort d’la bataille
Je serai là
Feuilly:
Oui, qu’ils viennent si ils l’osent
On y sera!
Officier:
Vous à la barricade, écoutez bien
Nul ne viendra vous aider à combattre
Vous êtes tous seuls
Il faut choisir
Se rendre ou bien mourir!
Enjolras:
Merde aux oiseaux de malheur
Ils ont peur du peuple en armes!
Révolutionnaires:
Merde aux sbires et aux menteurs
Ils verront le peuple vainqueur!
Je sais ce qui se trame
Javert:
Écoutez-moi
J’ai flairé leurs tanières
J’ai infiltré leurs lignes
Compté leurs effectifs
Vu leurs stocks d’explosifs
Je vous préviens
Ils ont des hommes en nombre
Le danger est réel
Il faudra jouer serré
Pour les impressionner
Enjolras:
Confiance
Si on sait quels sont leurs mouvements
On fausse leur jeu
Nous avons l’idéal qu’ils n’ont pas
Pour contrer leur puissance de feu
Javert:
Oui, je sais ce qui se trame
Il n’y aura pas d’attaque cette nuit
Mais ils vont nous affamer
Pour nous tenir à leur merci
Puis nous prendre en tenaille
En une seule bataille
C’est la faute à…
Gavroche:
Menteur!
Cher inspecteur Javert
J’te fais mes salutations
Je suis petit peut-être
Mais j’ai oublié d’être con!
Tu t’crois le plus mariole
Mais faut qu’t’entraves une bonne fois
Qu’on peut se faire piéger
Par un plus minot que soi
Je suis tombé par terre
C’est la faute à Voltaire
Le nez dans le ruisseau
C’est la faute à Rousseau
Les gamins de Paname
Ont pas l’temps d’être des gniards
Nous on va au pétard
Et si ça vous épate
Relisez donc l’histoire
De David et Goliath!
Un peu de sang qui pleure
Éponine:
Ce n’est rien, monsieur Marius
Je n’sens plus la douleur
Un peu de sang qui pleure
Quelques gouttes de pluie
C’est vous! C’est tout c’qui compte pour moi
Vous me protégerez
Blottie sur votre coeur
La pluie fera pousser les fleurs
Marius:
Mais tu vas vivre, Ponine
Regarde-moi
L’amour saura refermer ta blessure
Éponine:
Abritez-moi, réchauffez-moi
Je vais mieux dans vos bras
Marius:
Tu vivras jusqu’à cent ans
Si tu me laisses t’apprendre
Si tu veux bien m’entendre…
Éponine:
Dernières gouttes de pluie
Vous êtes le printemps qui revient
Vous me protégerez
Très fort serrée, tout près
Dormir entre vos bras, enfin
Que soit bénie la pluie qui vous ramène
Je me sens bien
Mais d’où vient cette lumière?
Un souffle à peine qui nous sépare
Il n’était pas trop tard
|
Éponine: Non, ce n’est rien, monsieur Marius Je n’sens plus la douleur Un peu de sang qui pleure Quelques gouttes de pluie c’est tout c’qui compte pour moi Vous me protégerez Blottie sur votre coeur |
Marius: Dors en paix, chère Éponine Tu n’sens plus la douleur Un peu de sang qui pleure Quelques gouttes de pluie C’est moi J’attendrai là que tu t’endormes |
Éponine:
La pluie
Marius:
La pluie
Éponine:
Fera pousser…
Marius:
Fera pousser…Les fleurs.
La première attaque
Sentinelle 1:
Un peloton de sapeurs
S’avance vers la barricade!
Sentinelle 2:
Avec des renforts!
Au moins cinquante hommes!
Enjolras:
Feu!
Valjean arrive à la barricade de la rue de la Chanvrerie d’où Marius écrit des lettres enflammées à sa fille. Il participe
à la première bataille victorieuse contre la Garde Nationale. Découvrant Javert prisonnier des étudiants, il obtient
d’Enjolras la faveur de l’exécuter lui-même, mais il le libère. La nuit tombe sur la barricade.
Souviens-toi des jours passés
Feuilly:
Souviens-toi des jours passés
Des chansons qu’on a chantées
Prouvaire:
Des printemps d’amour
Et des filles en fleur
Joly:
Qui nous ont ouvert
Leur lit et leur coeur
Feuilly, Prouvaire et Joly:
Buvons tous à leur santé
Grantaire:
Souviens-toi des jours passés
N’aie pas peur quand l’heure viendra
La vie dure si peu et elle ne vaut rien
Je la brûle au feu d’un bon verre de vin
Et ta mort ne sert à rien
|
Hommes: Souviens-toi Des jours Passés Des folies Qu’on a osées |
Femmes: Souviens-toi Des jours Passés Des folies Qu’on a osées |
Femmes:
Que ne meure jamais l’amitié sincère
Hommes et femmes:
Ce vin d’amitié qui coule en nos verres
| Hommes:
Je le bois À ta Santé |
Femmes: Je le bois À ta Santé |
Marius:
J’attends comme la délivrance
La balle qui m’est destinée
Ma vie sans Cosette
Ne veut plus rien dire
Pleureras-tu, Cosette
S’il me faut mourir?
Pleureras-tu, Cosette
Pour moi
Comme un homme
Valjean:
Dieu du ciel
Notre Père
Je t’implore
D’écouter ma prière
Il est jeune
Il a peur
Laisse éclore une fleur
Laisse le vivre
Comme un homme
Comme un homme
Il est le fils que j’aurais eu
Si tu m’avais donné un fils
Les êtres meurent
Un à un
Je sens mon coeur qui s’éteint
J’ai fait mon temps
Et je t’attends
Mais qu’il vive
Et qu’il chante
Il est jeune
C’est encore un enfant
Toi qui donnes
Toi qui prends
Laisse-le rire
Et aimer
Que je meure et qu’il vive
Laisse-le vivre comme un homme
Comme un homme
Comme un homme
La barricade est tombée et tous ses défenseurs sont morts à l’exception de Valjean. Celui-ci sauve Marius qui lui aussi respire encore, en l’emportant sur son dos à travers les dédales des égouts de Paris où les Thénardier et leurs comparses dévalisent les cadavres des révolutionnaires tombés au combat.
Fureurs cannibales
Thénardier:
Un petit gramme d’or
Caché sous une dent
Excusez mon prince
Vous bect’rez plus rien maintenant
Faites une fleur à un vivant
Un joujou de plus
Un nouveau venu
Au milieu des rats d’égouts
À l’aise entre rongeurs
On s’habitue même à l’odeur
Il faut bien que quelqu’un fasse le ménage
Et débarrasse le rues
De déchets inutiles
Il faut bien que quelqu’un s’dévoue
Pour le ramassage
Des ordures de la ville
Oh-! Le bel anneau
Trop gros pour son doigt
Vous auriez pas voulu
Qu’il noircisse sur votre squelette
Que votre volonté soit faite!
Un oignon d’gousset
Hop! C’est confisqué
Ton horloge ne bat plus
Mais ta tocante a la vie dure
Son tic-tac lui continue
Il faut bien que quelqu’un
Fasse leur toilette
Avant qu’la p’tite récolte
Disparaisse dans la boue
Il faut bien que quelqu’un
Fasse la collecte
Dans l’sang qui r’foule par les égouts
Enflammés de fureurs cannibales
Les mecs tuent pour un os dans la rue
Et dieu au paradis
Nous regarde faire
Parce qu’il est mort
Comme le zigue à mes pieds
Je lève les chasses pour l’chercher au ciel
Mais y a que la lune qui passe
La sale lune qui grimace
Le suicide de Javert
Valjean:
C’est tout Javert!
Tu n’as pas attendu longtemps
Fidèle serviteur de l’ordre à son poste
Cet homme est innocent
Il a besoin d’un docteur
Javert:
J’t’ai prévenu
Je ne céderai pas
Non, je t’arrête
Valjean:
Une petite heure et je me rends
Je viens régler ma dette
Javert:
Toujours les hors-la-loi
Qui parlent de justice!
Valjean:
Vite son temps est compté
Pitié Javert
Vite pendant qu’il respire
Pitié Javert
Cet enfant va mourir
Javert:
Prends-le Valjean
Avant que je n’regrette
Et surtout reviens
24-601
Qui est cet homme?
Quelle sorte de diable est-il donc
Pour laisser repartir libre
L’homme qui l’a mis en prison?
Il tenait entre ses mains
Tous le fils de mon destin
Et d’un seul geste
Il pouvait changer le sien!
Il eût suffi
D’un seul coup de couteau
Mais c’est ma vie
Qu’il m’a offert en cadeau
Un policier ne doit rien au voleur
Un policier ne cède pas au chantage
Je suis la loi que personne ne bafoue
Et je lui crache sa pitié au visage
Noir ou blanc, hors la loi ou dedans
Noir ou blanc, c’est Javert ou Valjean
Comment puis-je permettre à cet homme
De me souiller de sa bonté
Cet homme que j’ai suivi à la trace
Je lui dois ma vie et ma liberté
J’aurais dû périr de sa main
Sans un remords
Je serais mort comme un soldat
Ce soir j’ai honte de vivre encore
Est-ce qu’une âme se rachète?
Est-ce qu’un homme peut changer?
Peut-on laver ses crimes?
Faut-il lui pardonner?
Faut-il qu’après toutes ces années
Je laisse le doute ronger ma vie?
J’étais de glace, je me vois fondre
Il n’est qu’une justice et je l’ai servie
Qu’il vienne du ciel ou de l’enfer
Il ne sait pas
Qu’en me rendant ma vie, ce soir
Il s’est enfin vengé de moi
Je le tiens mais il m’échappe
Les étoiles rient dans le noir
Elles se moquent de la victoire
Sur moi des forces du mal
Je préfère quitter ce monde
Qui tolère les Jean Valjean
Toute ma vie fut une erreur
Je la retourne au néant
Tourne, tourne
Femme 1:
Ils sont partis
La fleur au fusil
Femme 2:
Faire une barricade
Qui n’aura duré qu’une nuit
Femme 3:
Ils sont tombés
Morts sur le pavé
Ces enfants
Qu’une mère embrassait
Avant qu’ils s’endorment
Femme 4:
Ces héros d’un peuple
Sans uniforme
Femme 5:
Ils sont partis
Femme 6:
Gonflés d’idéal
Femme 2:
Armés de pavés
Qui orneront leurs pierres tombales
Femme 7:
Ils sont partis
Comme des écoliers
Qui savaient à peine
Comment on se sert de ses armes
Femme 3:
Ils ne laissent que des familles en larmes
Femme 4:
Rien n’a changé
Femme 7:
Rien ne changera
Femme 8:
Chaque année qui passe
Un gamin de plus sur les bras
Femme 7:
Garde tes pleurs
Ta rage et tes doutes
Femme 5:
Garde tes prières
Puisque personne là-haut n’écoute
Toutes:
Tourne, tourne, tourne et tourne
Toujours du même côté
Tourne, tourne, tourne du même coté
C’est les mêmes qui gagnent
Et les mêmes qui sont écrasés
Rien n’a changé, rien ne change jamais
Le manège qui tourne en rond,
Toujours d’un seul côté
Tourne et tourne, toujours du même coté.
Seul devant ces tables vides
Marius:
Il est un deuil que je porte
Lourd au coeur comme un secret
Seul devant ces tables vides
Qu’ils ne reverront jamais
On partait changer le monde
On rêvait d’égalité
Et d’un matin de lumière
Qui ne s’est jamais levé
De la table sous le fenêtre
Habités d’un fol espoir
Des enfants ont pris les armes
Je les entends encore
Ces mots brûlants qu’ils ont chantés
Furent leurs dernières volontés
Sur la barricade déserte, à l’aube
Oh! Mes amis, pardonnez-moi
D’être là, de vivre encore
Il est des deuils que l’on garde
Quand tous les chagrins sont morts
Et je vois passer vos ombres
Et je pleure nos joies perdues
Seul devant ces tables vides
Que vous ne reverrez plus
Oh! Mes amis, je voudrais croire
Que vous n’êtes pas morts en vain
Seul devant ces tables vides
Je ne suis plus sur de rien.
Jean Valjean considère qu’il a maintenant accompli son devoir en rendant Marius à l’amour de Cosette. Il confesse à Marius la vérité sur son identité et sur son passé et celui-ci l’encourage alors à partir afin d’éviter que Cosette soit
déshonorée si jamais l’ancien bagnard no 24-601 devait être retrouvé. Marius fait à Valjean le serment de ne jamais rien révéler à Cosette et de justifier son départ pour cause de long voyage d’affaires à l’étranger. Le mariage de Cosette et Marius a lieu selon son voeu en son absence.
Au mariage: sonnez, sonnez
Invités:
Sonnez, sonnez, annoncez la nouvelle
Carillonnez tout autour de la terre
Chantez, chantez qu’un bonheur éternel
Les accompagne durant leur vie entière
Les Thénardier interrompent la cérémonie. Ils viennent “proposer” à Marius des révélations concernant son beau-père. En exhibant l’anneau qu’ils avaient volé dans les égouts à son propre doigt, ils lui révèlent malgré eux que Jean Valjean lui sauva la vie. Marius entraîne Cosette vers la retraite de Jean Valjean tandis que les Thénardier découvrent les joies d’une “soirée dans le monde”.
Mendiants à la fête
Thénardier:
Allons ma biche
Remuez votr’graisse
Secouez vos miches
Un peu d’allégresse!
Vise-moi c’beau linge
Pour un casse-dalle
Un duc, un prince
Et une grosse pédale!
Paris qui froufroute
Paris qui gaspille
Et moi à tu et à toi
Avec tout c’qui brille
Mendiants à la fête
Maîtres de la danse
La vie est choucarde
Du bon coté d’la chance
Tous ces cul-bénis
Respectent la loi
Oui mais la plupart
Sont aussi fauchés qu’moi
À l’église tous les dimanches
Priant Dieu pour ses bontés
Monsieur et Madame Thénardier:
Nous on leur fait les poches
C’est bien plus fastoche
Et c’est moins risqué
Guinchez mes pigeons
Pendant qu’on vous mate
Nous on fait des plans
Pour vous casser les pattes!
Maîtres du pays
À qui tout profite
Les barricades tombent
Mais nous on ressuscite
On va où le vent nous mène
On flaire l’odeur de l’argent
On s’ra riches comme Crésus, mes frères
C’est en enfer qu’on vous attend!
Marius et Cosette s’agenouillent au chevet de Jean Valjean mourant; le vieil homme s’éteint heureux parmi les âmes de
Fantine et d’Éponine et de tous les héros morts sur la barricade.
Final: C’est Pour Demain
Valjean:
Je n’pars plus seul
Je suis heureux
J’ai revu ton sourire
Maintenant je peux mourir
Cosette:
Vous vivrez papa, vous allez vivre
Moi je veux que vous viviez, entendez-vous!
Valjean:
Oui, Cosette
Défends-moi de mourir
J’essaierai d’obéir
Sur cette page
J’ai confessé mon âme
Des secrets que tu voulais connaître
C’est l’histoire
De celle qui t’a tant aimée
Et qui t’a confiée à moi avant de disparaître
Fantine:
Prends ma main
Délivrée de tes chaînes
Qu’elle te guide
Vers le bonheur suprême
Dieu tout-puissant
Pitié, pitié pour cet homme
Valjean:
Pardonne-moi mes péchés
Et accueille-moi dans ton royaume
Fantine-Éponine:
Prends ma main
Et viens vers sa lumière
Prends l’amour
Qui brille quand la vie s’éteint
Valjean-Fantine-Éponine:
Et garde en toi
Les mots de ta prière:
“Qui aime son prochain
Est plus près de Dieu sur la terre”
Choeurs:
À la volonté du peuple
Dont on n’étouffe jamais la voix
Et dont le chant renaît toujours
Et dont le chant renaît déjà
Nous voulons que la lumière
Déchire le masque de la nuit
Pour illuminer notre terre
Et changer la vie
Il viendra le jour glorieux
Où dans sa marche vers l’idéal
L’homme ira vers le progrès
Du mal au bien
Du faux au vrai
Un rêve peut mourir
Mais on n’enterre jamais l’avenir
Joignez-vous à la croisade
De ceux qui croient au genre humain
Pour une seule barricade qui tombe
Cent autres se lèveront demain
À la volonté du peuple
Un tambour chante dans le lointain
Il vient annoncer le grand jour
Et c’est pour demain
Joignez-vous à la croisade
De ceux qui croient au genre humain
Pour une seule barricade qui tombe
Cent autres se lèveront demain
À la volonté du peuple
Un tambour chante dans le lointain
Il vient annoncer le grand jour
Et c’est pour demain
C’est pour demain!
